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LANCEMENT D'UNE COMMISSION THÉMATIQUE SUR LA GESTION DES RISQUES ET DÉSASTRES


Des membres de la société civile, du milieu universitaire et du secteur public se sont réunis lors d’une journée de réflexion et d’échanges sur les avancées en matière de réduction des risques de catastrophe dans le sud. Cet événement a étéorganisé le 4 juillet dernier par le projet MAIS dans le cadre de son initiative, l’Observatoire citoyenSud Soudé.


Haïti est classé au cinquième rang des pays les plus vulnérables aux catastrophes, en raison de facteurs environnementaux et de sa position géographique. La côte sud d’Haïti a subi de nombreux dégâts causés par des ouragans, dont l’un des plus meurtriers, Matthew, en 2016. Selon la Banque mondiale,cette catastrophe a provoqué plus de 2000 décès.


Plus récemment, en août 2021, la péninsule a été frappée par un séisme de magnitude 7,2 sur l'échelle de Richter qui a remis au centre du débat les questions de prévention et de mitigation face aux risqueset de réponse préliminaire en cas de catastrophe naturelle.


La présence à cette session des Directeurs Départementaux du ministère des Finances et du ministèrede l’éducation, de la DirectionDépartementale Agricole du Sud démontretoute l’importance de ce sujet mais surtoutla volonté d’implication des membres du secteur public auprès de la sociétécivile pour mieux préserver les communautés du Sud.


Monsieur Fidèle Nicolas,directeur départemental par intérim de la protection civile du Sud (DPC), invité à partagerles priorités de celle-ci ainsi que les préparatifs pour la saison cyclonique dont le thème de cette année est : « Nan tan siklòn nou pi djanm ansanm.ANN PARE NOU ! » a fait savoir que « Le département du Sud tout comme les autres départements d’Haïti, est une priorité pour la DPC. L’institution travaille à la préservation de la vie et des biens de la population en temps de crise et en période de calme. Pour le moment, la DPC a trois priorités urgentes pour le Sud : trouverun espace de rencontre pour le département, fournir des équipements d’intervention aux volontaires des communes et créer des comités d’assistance pour les communautés les plus reculées en cas de désastres ».


Le directeur Fidèle a égalementencouragé chaque famille à élaborer unplan d’urgence familial, un document qui indique des mesuresspécifiques à chaque foyer à prendre en cas de catastrophe.


Monsieur Francisque Bernadin,responsable de la gestion des risques et désastres au sein du Projet MAIS, a profité de l’occasion pour présenter la méthodologie qui a permis la réalisation de 7 plans de contingence communautaire (Guillème 1, Guillème 2, Dantan,La fraisière, Dubasson,Boval, Chantilly).



«Préparé conjointement avec les comités locauxde la DPC et les leaders communautaires d’autres localités et communes du sud, ce plan a pour objectifs de créer une carte artisanale de la communauté ; identifier les risques naturels,climatiques et agricoles; présenter la situation socio-économique de la région ; connaitre les calendriers des différentes cultures de la zone ; mettre en place une cellule d’urgence et attribuer des rôles des responsabilités aux membres de cette celluled’urgence.»


Un exercice de simulation dans les communautés concernées est en cours de préparation pour assurer la bonne intégration des gestes et recommandations.


À la suite de cela une campagnede vulgarisation des plans et de la méthodologie d’élaboration de ceux-ci sera entamée.


La conclusion de cette troisièmerencontre organisée par l’Observatoire citoyenSud Soudé sur la gestiondes risques et désastres a été la mise en place d’une commission thématique sur le sujet dont les premières recommandations sont de renforceret multiplier les formations en gestion des risques et désastres sur tout le département, d'élaborer des plans d'urgence communautaires et d’impliquer les universités plus largement dans l’élaboration et le suivi des plans d’action.


Madame Lineda Carrié, présidente de la Chambre de commerce des femmes entrepreneures du Sud, voit dans cette initiative un moyen efficace de mettre en lumière les problématiques environnementales du département du Sud.


«Nous sommes heureuses d’y participer, car ces informations sont vitales à la survie de nos membres, surtoutcelles qui vivent dans les zones les plus reculées avec lesquelles nous reprenons ces discussions. »





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